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le bricoleur fixe un petit chauffe-eau au mur de la buanderie sur des fixations solides

Comment fixer solidement un chauffe-eau sur un mur ?

Lecture : 6 min
Difficulté

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Avec son air balourd et son design sans charme, le chauffe-eau, à qui nous devons pourtant nos douches si relaxantes, est le grand mal-aimé des habitations. Dissimulé dans l’ombre d’un placard, reclus au fond d’une cave ou remisé dans une buanderie, cet équipement sanitaire dérange autant qu’il sert.

Pour limiter son encombrement et gagner de précieux mètres carrés, beaucoup choisissent de le fixer au mur. Une idée intéressante dans les petits logements et les espaces restreints mais qui met parfois à l’épreuve cloisons et fixations.

Soucieux de vous proposer des solutions sereines et pérennes, Bricozor vous explique aujourd’hui comment procéder pour réaliser une fixation de chauffe-eau mural dans les règles de l’art. De bons EPI et une grosse caisse à outils, c’est parti !

Étude du mur et choix des fixations

La fixation d’un chauffe-eau mural est un chantier qui oblige à procéder par étapes. Examinons pour commencer les matériaux qui constituent nos cloisons et les solutions de fixation associées.

Mur en parpaing ou brique creuse

Majoritairement présents dans les habitations, le parpaing et la brique creuse sont des matériaux alvéolaires dits légers qui réclament des systèmes d’attache particuliers. S’il est tout à fait possible d’acheter séparément les différents éléments de fixations pour chauffe-eau, certains fabricants ont conçu des kits prêts-à-l’emploi adaptés à ce type de mur comme celui de chez RAM. Pratique !

Le scellement chimique représente assurément la solution la plus simple et la plus fiable pour permettre à un matériau creux de supporter sans broncher de lourdes charges.

Le principe de fixation est simple :

  • un tamis (métallique ou non) est inséré dans un trou de perçage avant injection d’une résine bi-composant.
  • Une tige filetée est ensuite introduite en rotation dans le tamis rempli de résine qui l’emprisonne à la manière d’un béton coulé.
  • Il ne reste plus qu’a attendre le séchage complet (se référer aux conseils du fabricant de scellement chimique) et d’installer le support du ballon.

Le scellement chimique permet de réaliser un ancrage solide et homogène sur toute la profondeur du trou après séchage.

Notre conseil

effectuer un dépoussiérage du trou de perçage à l’aide d’une soufflette ou d’un aspirateur de chantier avant injection de la résine. La qualité de son adhérence n’en sera que meilleure.

Mur en béton et maçonnerie pleine

Le béton et la brique pleine constituent deux supports robustes qui se prêtent parfaitement à une fixation de chauffe-eau mural. Pour autant, mieux vaut ne pas relâcher sa vigilance sur la qualité de l’attache. Pour assurer un maintien stable et sûr de l’appareil, une fixation conçue pour ce type de mur s’impose.

Exemple avec la fixation de chauffe-eau sur béton de chez RAM, qui permet de régler précisément le serrage grâce à l’écrou libre.

Pour les cloisons pleines, le scellement chimique reste, comme pour les murs creux, une valeur sûre. Si le procédé repose une fois de plus sur l’introduction de tiges filetées, le tamis en revanche disparaît. La résine est injectée directement au fond du perçage avant insertion de la tige.

Autre possibilité avec un matériau plein : la pose de goujons d’ancrage. Doté d’un filetage partiel et d’une douille à expansion, le goujon assure un excellent maintien dans le béton et la brique. À titre indicatif, un goujon de 8 mm de diamètre supporte une charge de l’ordre de 200 kg. C’est dire toute sa pertinence concernant la pose d’un chauffe-eau de taille moyenne. Pour les modèles plus volumineux, un diamètre supérieur compris entre 10 et 12 mm s’avère plus judicieux.

Implantation du chauffe-eau

Mur plein ou mur creux, peu importe le matériau : le respect d’une distance suffisante entre les points de fixation et les bords du mur est impératif et le perçage à proximité d’une fissure à proscrire.

Mur en pierre

Bien que pleine, la pierre naturelle est un matériau hétérogène constitué de zones plus ou moins denses qui se prêtent moins bien à l’expansion mécanique d’une cheville classique. Pour ce type de support, le scellement chimique combiné à une tige filetée constitue clairement la meilleure solution : la résine liquide épouse au plus près les irrégularités de la pierre qui, une fois durcie, permet une répartition de la charge du chauffe-eau sur toute la profondeur du trou. Pas de pression exercée de manière locale susceptible de fissurer le matériau.

Avec un mur en pierre, les hostilités commencent dès le perçage. N’hésitez pas à dégainer la grosse artillerie sous forme d’une perceuse à percussion ou d’un perforateur, capables d’entamer le minerai sans surchauffer. Côté foret, ne lésinez pas non plus sur les moyens. Plus la pierre est dure, plus gros doit être le diamètre du foret (10 à 14 mm si nécessaire), surtout si le poids du chauffe-eau l’exige. Ensuite, procédez comme expliqué précédemment :

  • dépoussiérage soigneux de l’orifice (et de la zone de chantier qui en aura bien besoin !),
  • injection de la résine
  • mise en place de la tige filetée.

La fenêtre de tir étant relativement courte entre l’injection du liquide et le début du durcissement, vérifiez la profondeur du trou avant d’injecter. Beaucoup s’y sont déjà fait prendre !

Comment s’assurer de la bonne profondeur d’un trou de perçage ?

Vous devez percer un trou d’une profondeur fixe et vous ne savez pas comment faire une fois la perceuse en main ? C’est simple : enroulez autour de votre foret un adhésif de couleur à hauteur désirée puis commencez à percer. Dès que la base de l’adhésif atteint le mur, arrêtez-vous et retirez la perceuse. Votre trou est fait à la bonne profondeur. Merci qui ? Merci Bri-Bri !

Mur en placo ou cloison creuse

Sachant qu’un mètre carré de plaque de plâtre simple supporte au mieux 15 kg de charge, une double 25 kg et une triple 35 kg, les capacités de résistance sont vite atteintes avec un chauffe-eau mural. Au-delà, le risque d’arrachement devient trop grand. Les compagnies d’assurance peuvent refuser tout net de prendre en charge le coût des réparations au motif de la négligence. Avec un mur creux, c’est Opération pincettes.

Avec de petits modèles de ballons en revanche, le jeu en vaut clairement la chandelle. À condition, une fois de plus, de se munir des fixations adéquat. Exemple avec ce jeu de fixations spécifique pour chauffe-eau sur plaque de plâtre composé de chevilles, de tire-fonds et de rondelles d’appui, qui permet de répartir la charge du chauffe-eau sur une surface plus large qu’avec une simple cheville Molly. Deux précautions valent mieux qu’une.

Avec un chauffe-eau d’une capacité de 100 litres, une fixation murale reste-t-elle encore possible ? Réponse oui. À condition de renforcer préalablement la plaque de plâtre à l’aide d’un ou plusieurs panneaux d’OSB insérés dans les montants. Une solution qui vaut également pour l’accrochage de meubles suspendus mais qui nécessite d’être pensée en amont, avant de procéder au montage des cloisons. Avec une largeur standard de 48 mm, les rails de placo offrent une marge de renfort non négligeable. Idéal en rénovation.

Poids réel d’un chauffe-eau mural et conseils de pose

Le poids affiché sur les fiches produits des chauffe-eau est souvent trompeur. Se baser sur cette seule donnée pour choisir ses fixations murales, c’est aller tout droit au casse-pipe. Voyons ensemble comment mesurer le poids de l’appareil de manière fiable avant d’envisager son installation.

Calcul du poids d’un chauffe-eau

Rien de mieux qu’un cas concret pour illustrer un propos. Prenons le chauffe-eau mural compact Zeneo de chez Atlantic, qui annonce un poids de 31 kg. Chouette, un poids plume. Commandons-le ! Sauf que Bricozor, qui fait bien les choses, précise sur la notice technique qu’il s’agit du poids à vide. Car cet appareil doté d’un réservoir de 100 litres pèse en réalité bien plus une fois rempli et positionné : 131 kg exactement. Pourquoi ? Car 1 litre équivaut à 1 kilogramme. C’est précisément cette valeur qui doit être retenue quand vient le moment de déterminer la capacité de résistance d’un mur.

Dernier détail ô combien important et souvent signalé par les constructeurs : les crochets de fixation, qui doivent être en mesure de supporter un poids trois fois supérieur au poids du chauffe-eau rempli d’eau. Soit 393 kg pour en revenir à notre exemple (131 kg x 3). On est bien loin des 31 kg de départ. C’est le prix de la tranquillité.

Astuces pour fixer solidement un chauffe-eau mural

Un chauffe-eau est souvent vendu avec un gabarit de pose, petit objet bien pratique qui permet de reporter les points de perçage sur le mur. L’utilisation d’un niveau à bulle garantit en outre une horizontalité parfaite des pattes de fixation, assure une verticalité sans défaut de l’appareil et favorise une répartition équilibrée du poids du chauffe-eau entre les points d’ancrage. Un achat utile qui vous servira pour de nombreux autres travaux.

Comme nous l’avons vu précédemment, le scellement chimique constitue souvent la meilleure option pour réaliser une fixation de chauffe-eau mural. Une fois la tige introduite, la résine durcie et l’appareil en place, le serrage final s’effectue à la clé dynamométrique mais sans excès pour ne pas fragiliser le support ni écraser les rondelles d’appui. Un contrôle du serrage après quelques semaines d’utilisation est également recommandé, le temps que la structure se stabilise sous le poids de l’appareil en fonctionnement.

Le trépied, la solution idéale pour les chauffe-eau volumineux

Quand le volume du chauffe-eau est trop important (plus de 150 litres) ou que le mur présente certaines fragilités, mieux vaut renoncer à suspendre l’appareil et opter pour une pose au sol sur un trépied. Une solution sage qui permet d’accéder facilement au réservoir en cas d’avarie et d’en réaliser la maintenance sans devoir grimper sur une échelle. L’ancrage au mur n’en demeure pas moins indispensable, ne serait-ce que pour éliminer tout risque de bascule.

Pour aller plus loin dans vos connaissances, Bricozor vous recommande la lecture de plusieurs articles : un guide sur le choix d’une fixation murale pour charge lourde, un tutoriel détaillé pour bien réaliser son scellement chimique, et un article dédié aux goujons d’ancrage. Avec autant de lectures, c’est vous qui serez cette fois fixé !

La fixation d’un chauffe-eau mural implique de tenir compte de la nature du mur, d’utiliser un type de fixation adapté et de connaître le poids de l’appareil une fois rempli d’eau. Trois critères à respecter impérativement pour assurer un maintien sûr et durable de votre équipement sanitaire.

Un doute persiste, une question subsiste ? Contactez-nous ! Chez Bricozor, les conseils sont loin d’être creux et nos solutions solides comme du béton !

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